La diététique et l’alimentation

La diététique et l’alimentation

La maladie et les effets des traitements peuvent entraîner des modifications de l’alimentation (perte d’appétit, nausées, difficultés pour avaler, modification du goût et de l’odorat, sécheresse buccale, mucite…). Des perturbations du transit peuvent également apparaître (diarrhée, constipation). Si cela arrive, n’hésitez pas à en parler à votre médecin qui pourra vous aider et vous orienter vers le diététicien du service dans lequel vous êtes suivi. Ce dernier veillera à adapter l’alimentation pour éviter toute variation de poids (prise ou perte) et maintenir ou obtenir un état nutritionnel correct.

 

 

Au cours de votre traitement, vous pourrez observer une modification de votre poids. Que ce soit dû à vos médicaments (modification du goût, de l’odorat, anorexie, mucite etc… ou rétention, augmentation de l’appétit) ou à votre cancer (augmentation de la consommation énergétique et protidique), vous pouvez être tenté(e) de rectifier spontanément votre alimentation. En cas de prise de poids, vous pouvez être amené(e) à vous restreindre et la privation de certains aliments peut produire des carences et être nuisible à votre santé.

Dans l’une ou l’autre de ces situations, vous devez en parler à votre médecin ou à un membre de l’équipe qui vous suit. Ils vous adresseront au diététicien du service.

 

En cas de perte d’appétit, de poids ou de dénutrition, des conseils d’enrichissement de l’alimentation (recettes) ou des Compléments Nutritionnels Oraux (CNO) peuvent vous être proposés. Ces derniers sont des produits industriels pharmaceutiques se présentant sous forme de boissons lactées (aromatisées le plus souvent), crèmes, jus de fruits, potages ou plats mixés et sont prêts à l’emploi. S’ils augmentent l’apport en protides et/ou calories, ils doivent être accompagnés de conseils personnalisés. Le diététicien vous guidera en fonction de vos habitudes alimentaires. Les CNO bénéficient de la prise en charge à 100%, sur prescription médicale, dans la limite du tarif de responsabilité (TIPS). Vous pourrez vous les procurer en pharmacie ou vous les faire livrer à domicile par des prestataires de services.

 

Dans certains cas, l’alimentation orale peut devenir difficile, douloureuse, voire impossible. Il pourra vous être alors proposé une nutrition parentérale (par voie intraveineuse via la chambre implantable ou port à cathéter) ou une nutrition entérale (à l’aide d’une sonde souple).

 

 

Structures associatives proposant des conseils diététiques et nutritionnels

Psychisme et cancer

Ateliers de cuisine

 

80 rue de la Colonie, 75013 Paris

Tel. : 01 43 13 23 30

Parenthèse

Ateliers diététique

 

16 bis avenue du Général de Gaulle, 92170 Vanves

Tel. : 01 41 46 90 12

 

Comités de la Ligue contre le cancer

Comité de Seine-et-Marne

Atelier chaque 3e mercredi du mois de 10h à 13h sur le thème : cuisinons les légumes de saison

 

8 rue de l’Industrie, 77000 Melun

Tel. : 01 64 37 28 13

Comité des Yvelines

Réunions d’information sur différents thèmes, animées par une diététicienne vous informe et répond à vos questions. Prochains ateliers

Au Comité et aux Mureaux

 

8 rue Madame, 78000 Versailles

Tél. : 01 39 50 83 50

Comité du Val-de-Marne

Atelier conseils nutritionnels, 3 séances offertes : l’alimentation en cours de traitement, les différentes familles d’aliments, la prise de poids.

1 fois par mois au Comité et 1 fois par mois à Onco 94 (Chevilly-Larue)

 

1 rue de Paris, 94000 Créteil

Tel. : 01 48 99 48 97

a découvrir !

Un site Internet pour vous aider à vous alimenter pendant la maladie et vous aider à conserver le plaisir de manger malgré les effets secondaires dus aux traitements.

 

vite-fait-bienfaits.fr

FOCUS SUR…

Le jeûne et les régimes restrictifs

 

Jeûne et régimes apparentés font l’objet d’un fort engouement et d’une large couverture médiatique depuis quelques années. Un rapport d’expertise du réseau National Alimentation Cancer Recherche (NACRe) soutenu par l’Institut national du cancer (INCa) fait le point sur les bénéfices et les risques vis-à-vis du cancer.

 

Une revue de la littérature a montré que la très grande majorité des études expérimentale concerne l’animal, et rares sont celles concernant l’être humain. La majorité des essais cliniques concerne moins de 20 patients et ne sont pas contrôlés et randomisés. Les résultats des études sur les animaux sont très hétérogènes : certaines suggèrent un effet favorable (diminution de l’incidence de tumeurs et de la croissance tumorale et amélioration de la survie) et les autres une absence d’effet, des effets sélectifs (selon le type de cellules tumorales injectées), des effets transitoires ou des effets délétères (augmentation de l’incidence de tumeurs ou de métastases ou augmentation de la mortalité).

  • En conclusion, les données disponibles actuellement ne permettent pas de conclure à un effet bénéfique du jeûne ou des régimes restrictifs pour la prévention des cancers. Les données expérimentales obtenues sur des modèles animaux apparaissent souvent hétérogènes et les données épidémiologiques et cliniques trop peu nombreuses.

 

Il en va de même concernant l’incidence du jeûne ou des régimes restrictifs pendant la maladie : trop peu d’études sur trop peu de patients, et des résultats très différents sur l’évolution tumorale. Sur 24 études expérimentales chez l’animal sur le jeûne ou les régimes restrictifs en interaction avec des traitements anticancéreux, 12 observent une amélioration de l’efficacité du traitement, 10 une absence d’effet et 2 une réduction de l’efficacité.

  • En conclusion, les données disponibles actuellement n’apportent pas de preuve du bénéfice du jeûne ou des régimes restrictifs analysés sur l’efficacité des traitements ou le pronostic.

 

Consultez la fiche complète de l’INCa